Fête des jardins à la Baleine Verte

Bel après-midi ensoleillé pour accueillir les curieux qui ont réussi à trouver le jardin dans le dédale des bâtiments du groupe Erard-Charenton.

Le Garden Tour #2 a démarré vers 15h15, guidé par Samir et Margot. Le parcours ne donne à voir qu’un échantillon des jardins partagés, mais la totalité du parcours vert et des énigmes représente plus de 4 heures de promenade ! Un vrai sentier de randonnée urbaine. Il est encore disponible en téléchargement ou auprès des acteurs de la végétalisation dans le 12e qui ont réalisé collectivement ce parcours : carte-et-enigmes-garden-tour-2

La Baleine verte a accueilli des visiteurs jusqu’à la fin de la journée, proposant un atelier origami animé par Virginie et un temps de lecture d’extraits choisis du Scarabée d’or d’Alan Edgar Poe par Mavie et Sandrine. Pourquoi avoir choisi cette nouvelle ? A cause du Liriodendron tulipifera, bien sûr !, appelé communément tulipier de Virginie car il fait des fleurs qui ressemblent beaucoup à des tulipes. C’est un arbre majestueux, qu’il faut venir admirer en toutes saisons dans le jardin de la Baleine Verte : lors de la courte période de floraison de cet arbre de la famille des magnoliacées au printemps ou encore en automne, quand son feuillage vire au doré. Comme son nom l’indique, cet arbre est originaire des Etats-Unis et il fut introduit en France en 1771  par Versailles, à la demande de Marie-Antoinette. Mais le tulipier qui nous intéresse se trouve sur l’Ile de Sullivan, près de Charleston, en Caroline du Sud : c’est le plus grand arbre de la forêt, au pied duquel le narrateur du Scarabée d’or, son ami William Legrand et son serviteur Jupiter découvrent le trésor caché d’un pirate.

Mais inutile de venir avec votre bêche au pied du tulipier de la Baleine Verte, les seuls trésors que vous y trouverez se partagent à l’infini : de la convivialité, de la bonne humeur et la sérénité de ce lieu végétalisé réinvesti par ses habitants.

Catherine, créatrice de jardins

Nous sommes nombreux à avoir pris un jour le café dans la cabane de Catherine Blanchard, reine du Nid du 12e (rebaptisé jardin du 12), en parlant de questions de société, de partage et de permaculture. Et à y revenir régulièrement, pour le plaisir de bavarder avec Catherine.

Le jardin qu’elle a aménagé avec amour est un petit coin de paradis au coeur d’un bloc de béton rue Maïa et Georges Politzer. Sa ténacité a vaincu tous les obstacles, y compris celui d’un faible ensoleillement. Elle y a installé un keyhole, ou bac à compost africain, inauguré par Pierre Rabbi.

Elle était la jardinière et l’animatrice à plein temps de ce jardin d’insertion qu’elle souhaitait faire évoluer en jardin partagé. A l’initiative d’un réseau des jardins partagés du 12e, elle accueillait les responsables de ces jardins pour des réunions. En perspective, un projet : réaliser un visuel des jardins du 12e qui serait affiché sur chaque jardin. Ces réunions se déroulaient sous le signe de la convivialité, Catherine préparait toujours une soupe avec les produits du jardin.

Catherine Blanchard vient de nous quitter à l’âge de 59 ans, emportée par une crise cardiaque.

La Commune libre d’Aligre expose ses peintures (car elle était aussi artiste) du 6 au 14 mai et organise une rencontre-souvenir le vendredi 13 mai à 18h30 au café associatif.

L’association Autour de la Baleine s’associe à cet hommage ainsi qu’à celui qui aura lieu le mercredi 1er juin à 18h30 dans le jardin de Catherine.

Expo Catherine Blanchard